Presse

Une voix veloutée, une diction rare, des partenaires tout aussi brillants, un talent incontestable pour la scène, cela suffirait à toute chanteuse pour faire carrière, mais Claire Delgado Boge ne s’en contente pas seulement.
« Elle aime les voies à sens multiples, les croisements, les correspondances. »
Y. Kuttlein, Le Dauphiné Libéré.

Ainsi la voix de soprano de Claire Delgado Boge s’adapte et mute selon les oeuvres : avec les goualantes de Kurt Weill c’est un peu la voix de Lotte Lenya que l’on entend. Dans une chanson d’Elvis Presley interprétée avec une tendre ironie, c’est Juliette Gréco que l’on imagine. Mais pour les mélodies de Messiaen, on est dans le Lyrique le plus classique…
Gilles Mathivet,  Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné

Alors tu Chanteras

Le triomphe de l’effet-mère

“Alors tu chanteras”, dernier spectacle musical de la Compagnie ad Libitum que dirige la soprano Claire Delagado-Boge, rend hommage en musique au rôle maternel dans un art par essence lié à l’instant.

Sur la scène, rideaux ouverts, qui représente une loge de théâtre, trois femmes se préparent à entrer en scène: exercices de relaxation, vocalises, échauffements jazzy du pianiste… La salle est restée allumée, le public continue d’entrer: délicieux entre-deux, où l’on ne sait pas si le spectacle a commencé ou pas, dans lequel on se trouve malgré soi un peu voyeur. Le caractère éphémère de ces instants est bientôt confirmé par l’air de PURCELL Music for a while, d’abord chantonné à voix seule avec son accompagnement au clavecin, puis transformé en trio façon jazz vocal mêlant en “harmonie serrée” les voix de Claire DELGADO-BOGE, Julie MOREL et Anaïs YVOZ. Et comme pour ajouter au plaisir du “coup de théâtre”, une partie du public installé au balcon se lève et chante en chœur un arrangement à quatre voix du même air: il s’agit de la chorale Mosaïque (direction Annabelle ALESSANDRINI) préparée pour ce soir par Claire DELGADO-BOGE qui, comme pour chacun de ses spectacles précédents, s’était adjoint la participation d’ensembles vocaux amateurs isérois. Il y a quelque chose de très anglais dans ce jeu humoristique de transformation d’une composition classique confiée à des amateurs encadrés par des artistes professionnels.
Chaque instant de musique suivant est intégré subtilement aux textes récités, ceux de l’écrivain Nancy HUSTON se mêlant sans distinction à ceux de Claire DELGADO-BOGE, toutes deux se livrant avec pudeur sur le thème du “livre de ma mère”. Les choix musicaux s’allient avec pertinence au sens des mots: ainsi, la question du trac qui agite l’artiste entant en scène est illustrée avec courage par Anaïs YVOZ dans le très difficile air de VIVALDI Agitata de due venti. Sans discrimination de genre, les airs de jazz ou de variété viennent servir le propos aussi bien que ceux de MONTEVERDI ou de MOZART. Les musiques se mêlent parfois, comme lorsque le pianiste Sébastien JAUDON joue le Prélude n°1 de BACH pour accompagner Just in time, extrait d’une comédie musicale.
La formation de la chanteuse et le travail de transmission sont évoqués avec humour: l’air de Mimi dans La Bohème de PUCCINI parodie une redoutable de leçon de chant, puis la chorale se plie à une répétition plus vraie que nature du chorus A tutti contenti de MOZART. Pas de distinction non plus entre comédienne et chanteuse, les qualités vocales de chacune le disputant à leur aisance scénique: ainsi, Julie MOREL est-elle une dynamique Maria dans le très entrainant I feel pretty emprunté à West-Side Story de BERNSTEIN.
Dix ans après sa collaboration avec Nancy HUSTON dans Tendres Ténèbres, Claire DELGADO propose à nouveau un spectacle d’une grande sensibilité dont la discrète et subtile féminité sait toucher le cœur de tous.

Gilles Mathivet, 5 février 2016

Alors tu chanteras à Lans
(…)Un programme vocal très varié,  aussi comédiennes que chanteuses, les trois artistes et leur voix ont valorisé tous ces genres musicaux. Le public n’a pas ménagé ses applaudissement et apprécié la présence de chœurs de la région (…)

Un mélange décoiffant de genres musicaux : Samedi, Claire Delgado Boge a mis à nu sa personnalité et son talent dans un spectacle à la fois sensible, émouvant et explosif. Avec pour fil conducteur, un peu de son histoire, celle de la transmission entre générations de la passion du chant, avec son lot de dur labeur et les épreuves de la peur mais aussi du trac. Une histoire racontée et chantée sous forme de feu d’artifice. Chaque partition explose et va jusqu’à émerveiller. Faire se côtoyer Purcell, avec Monteverdi et Chopin, ou encore “My funny Valentine” avec les “Noces de Figaro”, il faut avouer que c’est osé (Le DL B Clouet, 06/04/2015) 
Salle comble pour Alors tu chanteras : sur scène, les trois chanteuses Claire Delgado-Boge, Julie Morel et Anaïs Yvoz, et le pianiste Sébastien Jaudon, ont su ravir les yeux et surtout enchanter les oreilles d’un public conquis et subjugué. Et lorsque les vingt-cinq choristes de Pressins, Sainte-Marie-d’Alloix, du Trièves et du Vercors se sont joints aux artistes, enveloppant les spectateurs, pour interpréter en chant final “Youkali” de Kurt Weill, toute la salle a vibré à l’unisson autour de ces histoires de chœur et de cœur (Le DL 23/03/2015).
A table !

A TABLE ! Vinay
Le spectacle musical « A table » a mis l’eau à la bouche (oct 2015)

Dans le cadre de la Semaine du goût, le Grand Séchoir avait organisé ce samedi un spectacle musical à destination du jeune public. Si le titre « A table » est évocateur, le spectacle alterna virtuosité et nouveauté avec Claire Delgado Boge, chanteuse lyrique de la compagnie grenobloise Ad Libitum, et Laurence Garcin, pianiste, qui ont présenté un menu que beaucoup voudraient entendre à l’arrivée dans un restaurant qui ce samedi comptait beaucoup d’étoiles.
Entre le Rondo du pâté de Geneviève de Brabant et le Civet à toute vitesse de Léonard Bernstein en passant par la Truite de Schubert et la Tartine de beurre de Mozart pour terminer sur la Griserie de Jacques Offenbach, la jeune assemblée a effectué un voyage gastronomique sans attraper de crise de foie et les félicitations aux artistes étaient méritées pour cette nouvelle approche de l’art.

Mozartitude, l’anti-spleen (2014)
Les cantatrices Fabienne Colson et Claire Delgado Boge, « femmes authentiques », à nouveau réunies sur la scène du délicieux théâtre Sainte marie d’en Bas. Dans un programme tout Mozart dû à la compagnie Ad Libitum, et accompagnées de la Pianiste Laurence Garcin au piano, leur récital est une suite d’instants de bonheur.La pose-photo factice et décalée que prennent les trois artistes pour saluer à différents moments du spectacle porte bien la signature de la compagnie Ad Libitum : Chanter des airs d’opéra séria du XVIIIè  siècle peut aussi s faire avec humour et bonne humeur.
F Colson chante une Elvire distante et lointaine dont les sentiments retenus trouvent dans les roulades virtuoses de “Mi tradi qu’ell alma” la juste expression de la passion. Claire Delgado boge, le charme à portée d’ouïe, donne voix à une Comtesse nécessairement séduisante, à la fois grave et spirituelle. L’air de Chérubin convient toujours aussi bien au bas-mezzo de son timbre qu’à la vivacité éperdue qu’elle fait exprimer à son personnage.
Au piano, L Garcin, qui tient en réduction toute une partition d’orchestre, sait en quelques instants trouver le juste équilibre avec les voix .
Les quelques variations de la Sonate en la majeur fractionné pour s’insérer subtilement entre les différentes  arias révèlent autant  leur indépendance que leur capacité à unifier un programme.
Impossible de ne pas envier le bonheur que doit ressentir à cet instant l’interprète de si charmantes et parfaites mélodies qui n’attendent que d’être aussi bien touchées pour revivre au-delà des siècles.
Le travail des artistes forcera l’admiration dans les duos choisis, notamment lorsque le timbre séraphique de F Colson s’unira à celui, plus humaniste de C Delgado Boge dans un duo extrait de La Clémence de Titus : les deux personnages, une femme et un homme,  y chantent alors avec une telle unité qu’on croit n’entendre  qu’une seule et même immense voix. Peut-être est-ce la voix de MOZART qui, honoré d’être traité avec tant d’intelligence et de générosité, vient confirmer son bonheur de partager cette soirée avec artistes et public.
Gilles Mathivet,  Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné, Juin 2014

Voyage Baroque (2014)
Deux notes répétées ad infinitum à la basse de viole introduisent une fascinante berceuse annonçant à l’enfant Jésus ses souffrances à venir. La voix de Claire DELGADO- BOGE donne à ce lamento de MERULA un sens de confidence universelle bouleversant. La soirée aurait pu s’arrêter là, on serait resté touché au vif par ce madrigal ou instruments et voix concourent à suggérer l’émotion la plus profonde.
À cette époque, le madrigal se chante aussi en français dans les airs de cour que compose Michel LAMBERT, beau-père de LULLY. La diction impeccable de Claire DELGADO redonne à chaque mot son plein sens, et c’est avec distinction et éloquence qu’elle invite à mourir de plaisir…
Les airs d’opéra de HAENDEL restent proches de l’esprit madrigalesque, leurs mélodies exprimant au plus près les sentiments contenus dans des paroles souvent assez poétiques. Dans deux extraits célèbres de Rinaldo, elle montre le même sens de la déploration : phrasé expressif et ornementation discrète viennent alors ajouter à l’émotion qu’expriment, éplorés, Rinaldo et son épouse captive Almirena.
Gilles Mathivet,  Les Affiches de Grenoble

Chanson pour Sigmar Polke (2013, 2014)
Chansons de toile du XXème siècle.
Avec la « vocaliste » Claire Delgado Boge et la pianiste Laurence Garcin, la théâtralité picturale de POLKE prend vie et sons, à travers un programme éclectique réunissant des musiques populaires ou plus rares du XXème siècle données avec en toile de fond la projection d’œuvres figurant dans l’exposition de POLkE.
Ainsi la voix de soprano de Claire Delgado Boge s’adapte et mute selon les oeuvres : avec les goualantes de Kurt Weill c’est un peu la voix de Lotte Lenya que l’on entend. Dans une chanson d’Elvis Presley interprétée avec une tendre ironie, c’est Juliette Gréco que l’on imagine. Mais pour les mélodies de Messiaen, on est dans le Lyrique le plus classique…Il faut pourtant attendre la musique de John Cage pour entendre les correspondances les plus étonnantes. Les extraits pour piano de Four Walls font écho à la toile « Les ciseaux » : au silence demandé par le compositeur, L Garcin impose par cinq fois ses mains devant le clavier. La marche grotesque et brutale de Four Walls VIII s’impose à nos oreilles alors que les protagonistes du tableau « Mains » semblent pouvoir se protéger de quelque horrible vision…
Gilles Mathivet,  Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné, janvier 2014

Les nuits magiques de Mozart (2013, 14)
Après « Le petit livre d’Anna » créé par la chanteuse Claire Delgado Boge, les Musiciens du Louvre partagent de nouveau la scène avec des chorales d’amateurs.…..Des pièces chœurs, voix et orchestre permettent de réunir amateurs et professionnels sur scène. Majestueuses, les voix se marient admirablement avec l’orchestre. Claire Delgado boge qui est chargée de la préparation des choeurs met d’ailleurs en avant le bon niveau des chanteurs avec qui elle travaille en amont des représentations.
Caroline Falque-Vert, Les Affiches de Grenoble

“Wolfgang Amadeus Mozart”, ou Mozart, version femmes authentiques (2011, 2012).
Claire Delgado-Boge a invité Fabienne Colson à partager ce récital à deux voix.
Le programme fait alterner des duos et des arias issus des plus célèbres opéras de Mozart….
Claire Delgado-Boge y incarne successivement Suzanne, Chérubin et la Contesse, dans des airs contrastés auxquels elle s’adapte avec une déconcertante facilité.
Son Chérubin évoque avec une ardente sensibilité les émois d’un adolescent à la vue de la femme qu’il désire ; si ses vêtement cachent mal l’extrême féminité de la cantatrice, celle-ci sait ensuite donner au personnage d’Annius (Clémence de Titus) la virilité qui lui convient grâce à des graves sonores qui nous rappellent que c’était peut-être à un castrat qu’était destiné ce rôle.
Claire Delgado s’affirme en tragédienne accomplie dans l’air de Dorabella (Cosi fan Tutte ) menaçant de se sacrifier aux Euménides, elle exhale des soupirs expressifs sans se départir d’un Phrasé recherché au style très Baroque.
Les airs de Pamina, de Donna Anna reviennent à F Colson. Cette remarquable soprano jour avec une puissance réfléchie des héroïnes, victimes d’amants infidèles ou insensibles. Après les époustouflantes vocalises de Donna Anna elle atteint un ultime pianissimo qui semble venir d’un éther stratosphérique inexploré, expression d’une douleur inconnue de l’homme……..La pianiste Caroline Esposito, troisième présence, celle d’un orchestre avec toutes ses couleurs retranscrites sur un seul clavier. La sonate pour piano, œuvre de jeunesse, ajoute encore au plaisir de ce concert.
Et l’on se dit que MOZART pourrait bien survivre à son anniversaire.
Gilles Mathivet, Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné

« Chanson de toile », (2012)
Pour conclure la journée consacrée au sculpteur allemand Balkenhol, « Musée en musique » invitait l’Ensemble Barbaresque et la soprano Claire Delgado-Boge dans un trop rare répertoire médiéval.
Le rapport entre la musique du XIVè siècle et l’œuvre sculptée de Balkenhol est peut-être à chercher du côté des articulations, des phrasés, des hoquets, des séquences musicales qui semblent s’accorder aux coups de ciseaux ou à ces copeaux mal dégrossis qui animent les sculptures comme les infinis ornements repris par la flûte ou la vièle à arc.

…L’interprétation des trois jeunes musiciennes de l’Ensemble Barbaresque ne se pare d’aucun artifice pour redonner vie à ces musiques que les salles de concert hésitent encore à programmer. La soprano Claire Delgado Boge, qui nous charmait il y a quelques jours dans un récital Mozart présenté par l’atelier des Musiciens du Louvre-Grenoble, s’adapte ici avec la facilité d’un caméléon aux couleurs d’un langage musical complexe dont elle sait aussi révéler toutes les subtilités.
Gilles Mathivet, Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné

« Le petit livre d’Anna » (2011/12)
Tullins : Une des missions de l’Atelier des Musiciens du Louvre-Grenoble consiste à s’associer à la chorale locale de chacun des lieux de concert. Quelques séances de répétitions supervisées par Claire Delgado Boge, conceptrice du projet, assurent aux interventions de la chorale amateur une prestation de qualité (…). Claire Delgado Boge, comédienne autant que chanteuse lyrique, sait rendre authentiques et vivants les commentaires extraits des mémoires d’Anna Magdalena Bach, qu’elle énonce avec une tendresse humble parfois teintée d’ironie. Sa voix chantée arrive presque par surprise avec la première aria italienne… Claire Delgado Boge envoûte son auditoire tant par ses aigus lumineux, lancés sans effort, que par son registre medium, chaleureux et sensuel… Gilles Mathivet, Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné

Les Echelles : C’est une véritable immersion dans l’univers sonore du couple Bach qui nous a été offerte, grâce à la merveilleuse voix de la soprano Claire Delgado Boge : voix portée à son paroxysme par le clavecin, le violoncelle et les violons. Sur scène, la chorale de l’école de Musique de l’avant pays savoyard, dirigée par JF Bonnal a accompagné certaines parties du répertoire avec beaucoup d’émotion et de talent. Martine Galiano, Le Dauphiné Libéré

Le Pin : Le programme, conçu par Claire Delgado Boge, donnait un aperçu fort intelligent de la musique domestique du XVIIIème siècle et des goûts musicaux de JS Bach et de sa famille. Un spectacle très attachant qui fit l’unanimité dans le public très nombreux avec ovations et plusieurs rappels. Marie Christine Clor, Le Dauphiné Libéré

Saint Laurent du Pont : Claire Delgado Boge, les Musiciens du Louvre-Grenoble et l’Ensemble vocal Matheysin ont fait découvrir aux spectateurs par le conte et le chant, la vie d’une famille de musiciens. Ce spectacle a ravi l’assistance qui a demandé avec insistance quelques instants supplémentaires de bonheur. Sabine Peret, directrice des Musiciens du Louvre-Grenoble a souligné l’engagement personnel de Claire Delgado Boge dans le montage de ce spectacle, ainsi que son implication auprès des chorales et du jeune public afin de diffuser la culture musicale. Bernard Clouet, Le Dauphiné Libéré
« Le Cendrillon de Massenet » (2011)
Chanté par les enfants de CM2 de l’école Montfleury de CorencC’est vrai qu’il faut être un peu farfelu pour espérer un jour faire interpréter un opéra par des enfants d’une classe de CM2, aux côtés d’une soprano reconnue et des Musiciens du Louvre !
Mais « qui vit sans folie n’est pas si sage qu’il croit », et ce rêve « d’instit » que certains disaient inaccessible est devenu réalité ! Ce 11 janvier, en salle Olivier Messiaen, aux côtés de Claire Delgado-Boge qui avait prêté sa voix splendide à Cendrillon, accompagnés par les Ateliers des Musiciens
du Louvre-Grenoble, sous la direction de Florian Cousin, les chœurs des enfants de CM2 de l’école élémentaire de Montfleury ont interprété devant leurs camarades médusés, leurs parents étonnés et un parterre quelque peu incrédule des morceaux choisis par Claire de l’opéra Cendrillon de Massenet !
Qui n’a jamais osé de rêves impossibles ne s’élèvera pas au-dessus des mêlées. Merci à Guy Martino d’avoir osé rêver, (….) à Claire Delgado-Boge pour la sélection des morceaux choisis et le travail accompli avec les élèves, aux Musiciens du Louvre-Grenoble. Le journal municipal de Corenc

“Évocations”, Petite pièce littéraire et musicale, au Musée de la révolution :
Ce dimanche un peu froid d’avril, claire nous proposait, par l’intermédiaire de la remarquable comédienne Claire Semet, des extraits soigneusement choisis, drôles ou touchants, de l’univers émouvant de Nancy Huston.
Et sa voix, accompagnée par Jean-Marc Bouget, un soliste talentueux qui sut ici se faire tantôt accompagnateur, tantôt confident et toujours parfaitement là où il faut, rappelait à chacun d’entre nous des histoires personnelles, nos petites madeleines à nous qui entrait en écho à la fois avec le texte de Nancy Huston et les musiques choisies par claire Delgado.
C’est ainsi qu’en quelques secondes s’est installée une magie tendre dont le charme ne fut rompu qu’à la fin de programme.
Miracle, le lendemain, la musique était restée quelque part dans mon cœur avec cet irrépressible besoin de lire un roman de Nancy Huston. Dauphiné libéré
“À table !!”, ou la gourmandise est le plus délicieux des défauts…
Claire Delgado-Boge et Laurence Garcin nous ont offert un menu de rêve avec à la même table, offenbach et son rondo du Pâté, la morte Adèle de Claude Terasse, les haricots de Fracis Lopez, le civet à toute vitesse de Bernstein ou la confiture de Roger Carineau immortaliseé par les Frères Jacques..
Spectacle original, créé en 2006 pour l’Opéra de Lille qui a mis l’eau à la bouche des nombreux bambins et plus grands sous le charme de la voix chaude et savoureuse de Claire.
Car elle n’est pas seulement soliste, c’est aussi une remarquable comédienne utilisant tout l’espace avec Brio.
Laurence Garcin, pianiste virtuose, habite remarquablement de ses doigts de fée les intermèdes où Gontran se transforme en Dame Gabrielle et la recette est délicieusement appétissante…..
Dauphiné libéré

“Kabaret, Mouvement perpétuel”, ou le tourbillon de l’amour.
Claire Delgado-Boge aime les voies à sens multiples, les croisements, les correspondances.
Impossible de mettre une étiquette sur ce spectacle musical qui entraîne dans le tourbillon de la vie avec ses rêves de rencontre, l’attente d’un amour idéal, de l’amour fusionnel aux liaisons dangereuses, puis la déchirure, les amours mortes. La création de Claire Delgado-Boge articule avec bonheur répertoire classique, airs d’opérettes, chansons populaires dont certaines en anglais ou en espagnol, le mouvement perpétuel de Nicolo Paganini servant d’introduction, de lien entre les trois parties et de conclusion. La diversité des genres confère une grande originalité au spectacle. Solos, duos, trios s’enchaînent avec aisance. Une réussite grâce au talent et la présence des trois interprètes qui conjuguent avec maestria le chant, le jeu théâtral et la danse.
De cette variation perpétuelle, Kabaret fait un sujet vibrant et un spectacle enlevé. Le secret de fabrication ? Une énergie qui puise dans l’imaginaire des corps et la mesure des voix, une ouverture, un souffle d’air frais…Y. Kuttlein,Dauphiné

“De Berlin à Broadway”, à l’Auditorium du Musée de Grenoble / L’Oreille en fête
Berlin au carrefour des arts. L’auditorium du Musée débordait de monde pour accueillir claire Delgado-Boge et Laurence Garcin…..La cantatrice avait choisi trois compositeurs allemands représentatifs de l’évolution de la musique en Allemagne au cours de ce siècle. Richard Strauss, permettant de nous faire retrouver toutes ses qualités de sensibilité, de charme et de musicalité.
Puis deux favoris du dramaturge Bertold Brecht, Hanns Eissler et Kurt Weill.
Toutes ces œuvres permirent à Claire Delgado Boge de faire valoir les différentes facettes de son talent, aussi à l’aise dans le sérieux que dans le genre humoristique (qu’elle met en scène avec facilité), parfaitement secondée par Laurence Garcin qui sait -visiblement avec plaisir -s’adapter à tous les répertoires. Dauphiné libéré.